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Dix ans déjà : août 2006

La Jeune Fille de l’eau

Toujours auréolé du succès phénoménal de son Sixième Sens, M. Night Shyamalan livrait il y a dix ans une énième variation sur le thème qui avait fait son succès – probablement pour l’un de ses films les plus patauds, où il se met lui-même en scène dans son histoire de sirène échouée face au grand méchant, qui exerce dans le film la profession… de critique cinéma.

Dix ans plus tard, le réalisateur a persisté dans ses errements – parfois pour le pire, comme avec Phénomènes. The Visit, son dernier film en date, pourtant, renoue avec l’efficacité de ses débuts et redonne une certaine jeunesse à ses procédés narratifs les plus éculés. Comme quoi, tout vient à point, etc.

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Monster House

On n’en finit plus de découvrir les films d’animation pour adultes, cette catégorie si mal aimée – à cet égard, produire un film comme Monster House relevait, en 2006, d’un véritable courage. Le formidable studio Laika (Coraline, Les Boxtrolls, L’Étrange Pouvoir de Norman) n’était pas encore passé par là, qui ont inscrit l’animation dans le corpus horrifique avec tant de talent.

Car Monster House est un authentique film d’horreur, réalisé en motion capture sous la houlette des maîtres ès innovation cinématographique que sont Steven Spielberg et Robert Zemeckis (qui avait déjà donné naissance au baroque La Légende de Beowulf selon le même procédé). Certes un peu desservi par le graphisme encore pataud de ces années-là, Monster House brille pourtant par son inventivité graphique, et par la beauté poétique de son propos final. À découvrir.

mh

Des serpents dans l’avion

Le cinéma d’exploitation à son plus réjouissant cynisme. Parti d’une idée vague exprimée sur le net – trouver un cadre pour des répliques-qui-tuent dans un film d’action sans aucune honte scénaristique – et appuyé par son interprète phare, Samuel L. Jackson, Des serpents dans l’avion avait tout du succès à la rentabilité annoncée, puisque ses nombreux contributeurs iraient le voir et ses chargeraient malgré eux de la promotion.

On parlera de cinéma participatif, pour ce truc servant de support aux idées et aux répliques les plus folles proposées par le tout-Internet – pour une vision plus claire de ce concept, on choisira plus volontiers des projets comme Poultrygeist, film produit par la Troma, passée depuis longtemps maîtresse dans l’art du cinéma pour pas un rond. Reste que Des serpents dans l’avion posera une donnée aujourd’hui devenue centrale : à la génération du tout virtuel, les recettes commerciales du cinéma bis peuvent encore fonctionner.

Cependant, le charme franc-tireur du genre a disparu, et l’on doit aujourd’hui se contenter des sous-production à la Asylum. Pas sûr que le mouvement initié par ces Serpents eut été si pertinent, finalement.

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